Il n’existe pas de tarif réglementé pour un gestionnaire de patrimoine, ni de prix moyen fiable. Chaque cabinet choisit sa façon de facturer. Ce guide explique les quatre modèles, comment les comparer et ce que le cabinet doit vous dire avant de commencer.
Les quatre façons de facturer
| Formule | Ce que vous payez | Quand c’est adapté |
|---|---|---|
| Forfait | Un prix fixe pour une mission définie, bilan, audit, montage | Une question précise, un patrimoine à remettre à plat |
| Honoraires au temps passé | Un taux horaire, annoncé à l’avance | Des sujets ponctuels, difficiles à cadrer |
| Pourcentage des encours | Un pourcentage annuel des sommes suivies | Un suivi régulier d’un portefeuille important |
| Commissions | Des frais prélevés sur les produits souscrits | Aucun paiement direct, mais un coût réel sur votre épargne |
Beaucoup de cabinets combinent ces formules. Par exemple, un forfait pour le bilan, puis des commissions sur les contrats mis en place.
Ce que coûtent les commissions
Les commissions ne se voient pas sur une facture. Elles passent par deux canaux :
- les frais d’entrée, prélevés sur chaque versement ;
- les rétrocessions, une partie des frais de gestion annuels du contrat ou des fonds, reversée au cabinet tant que vous restez investi.
Un exemple chiffré
Les montants ci-dessous sont des hypothèses de calcul, pas des tarifs observés. Ils servent à comparer deux logiques.
Vous placez 200 000 euros sur une assurance vie pour huit ans.
Avec des commissions. Des frais d’entrée de 2 % coûtent 4 000 euros au départ. Une rétrocession de 0,5 % par an sur l’encours coûte environ 1 000 euros par an, soit 8 000 euros sur huit ans si l’encours reste stable. Total, environ 12 000 euros.
Avec des honoraires. Un forfait de 3 000 euros pour le bilan et la mise en place, puis 1 000 euros par an de suivi, coûtent 11 000 euros sur huit ans. Le contrat souscrit doit alors être sans frais d’entrée, et les rétrocessions reversées ou absentes.
Le résultat dépend entièrement des hypothèses. Refaites ce calcul avec les chiffres réels des offres que vous recevez, sur la durée pendant laquelle vous comptez rester.
Ce que le cabinet doit vous montrer
La réglementation européenne sur les placements financiers (MIF 2) et celle sur la distribution d’assurance (DDA) obligent le cabinet à vous informer des coûts :
- avant la souscription, avec le détail des frais du produit et de la rémunération du cabinet ;
- chaque année ensuite, avec le montant réellement prélevé, en euros et en pourcentage.
Le document d’entrée en relation et la lettre de mission doivent préciser le mode de rémunération. Si ces documents restent vagues, posez la question par écrit.
Comparer deux offres
- Ramenez chaque offre à un coût total en euros sur la même durée.
- Comparez des périmètres identiques. Un bilan seul et un suivi sur cinq ans ne se comparent pas.
- Demandez les frais du contrat lui-même, en plus de la rémunération du cabinet.
- Vérifiez ce qui se passe si vous arrêtez la mission. Certains contrats ont des frais de sortie.
TVA et fiscalité des honoraires
Les honoraires de conseil sont en principe soumis à la TVA à 20 %. Les commissions sur les contrats d’assurance en sont exonérées. Pour un particulier, les honoraires de conseil patrimonial ne se déduisent pas du revenu imposable.
Pour aller plus loin
Le guide honoraires ou commissions détaille les avantages et les limites de chaque modèle, et CGP indépendant explique ce que change le conseil indépendant pour la rémunération. Sur chaque fiche de l’annuaire, la rubrique rémunération reprend ce que le cabinet déclare publiquement. Pour trouver un cabinet près de chez vous, partez de la liste des villes, par exemple les conseillers financiers à Toulouse ou les CGP à Rennes.