Gestionnaires de patrimoine
Menu

Les questions à poser à un gestionnaire de patrimoine

Statut, rémunération, méthode, partenaires, suivi et fin de mission. Les questions à poser au premier rendez-vous, et les réponses qui doivent vous alerter.

Mis à jour le 19 octobre 2026

Les questions à poser

Le premier rendez-vous avec un gestionnaire de patrimoine ressemble souvent à une présentation du cabinet. Pour comparer deux ou trois conseillers, il vaut mieux arriver avec les mêmes questions pour chacun et noter les réponses. Voici celles que nous recommandons, regroupées par sujet, avec les réponses qui doivent vous faire réfléchir.

Sur le statut

  1. Quel est votre numéro ORIAS, et dans quelles catégories êtes-vous inscrit ? La réponse doit être immédiate. Vérifiez-la ensuite sur le registre. Notre guide vérifier un CGP explique comment.
  2. À quelle association professionnelle adhérez-vous ? Un conseiller en investissements financiers doit adhérer à une association agréée par l’AMF.
  3. Qui est votre assureur de responsabilité civile professionnelle ? Le nom figure dans le document d’entrée en relation.

Une hésitation sur l’une de ces trois questions suffit à arrêter.

Sur la rémunération

  1. Comment êtes-vous rémunéré ? Honoraires, commissions ou les deux. Les trois modèles existent, ce qui compte est la clarté de la réponse.
  2. Combien me coûterait votre accompagnement sur huit ans, en euros, toutes rémunérations comprises ? Une réponse en pourcentage ne suffit pas. Demandez le montant.
  3. Percevez-vous des rétrocessions sur les frais de gestion des contrats que vous recommandez ? Si oui, sont-elles reversées au client ou conservées ?
  4. Les frais d’entrée sont-ils négociables ? Souvent, oui.

Méfiez-vous de « c’est gratuit pour vous ». Un cabinet qui ne vous facture rien est payé par les produits qu’il place, donc par votre épargne. Les guides honoraires ou commissions et tarifs détaillent les calculs.

Sur la méthode

  1. Par quoi commenceriez-vous dans ma situation, et pourquoi ? La réponse montre si le conseiller a écouté. Une recommandation de produit avant l’analyse est mauvais signe.
  2. Quels documents allez-vous me demander ? Un travail sérieux part de vos avis d’imposition, de vos relevés de contrats, de vos actes et de vos statuts de société, pas d’un questionnaire de deux pages.
  3. Que contiendra votre proposition écrite ? Elle doit chiffrer la situation actuelle, les options étudiées et les raisons du choix recommandé.
  4. Combien de clients comme moi suivez-vous ? Un dirigeant, un médecin et un frontalier n’ont pas les mêmes besoins. L’expérience de votre profil compte.

Sur les partenaires

  1. Avec quels assureurs et quelles sociétés de gestion travaillez-vous ? Un éventail large ne garantit rien, mais un seul partenaire limite les choix.
  2. Recevez-vous une rémunération différente selon le partenaire choisi ? La question est directe, et elle est légitime.
  3. Proposez-vous de l’immobilier en direct ? Si oui, le cabinet doit détenir une carte de transaction. Demandez aussi comment il est rémunéré par les promoteurs.

Sur le suivi

  1. À quelle fréquence ferons-nous le point ? Un rendez-vous annuel est un minimum pour un suivi.
  2. Qui sera mon interlocuteur dans trois ans ? Dans les cabinets plus grands, le conseiller qui vous reçoit n’est pas toujours celui qui vous suit.
  3. Que se passe-t-il si votre cabinet ferme ou est racheté ? Vos contrats restent chez l’assureur ou la banque. Seul l’intermédiaire change.

Sur la fin de la mission

  1. Comment met-on fin à la mission ? La lettre de mission doit prévoir la durée, le préavis et les conditions de résiliation.
  2. Des frais s’appliquent-ils si je change de conseiller ? Changer d’intermédiaire sur un contrat existant est en général possible. Certains contrats ont des frais de sortie, à connaître avant de souscrire.

Comparer les réponses

Notez les réponses dans un tableau, une colonne par cabinet. Les écarts sautent aux yeux, surtout sur la rémunération. Gardez ensuite deux cabinets et demandez-leur une proposition écrite sur le même périmètre.

Pour trouver des cabinets à rencontrer, partez de la liste des villes, par exemple les gestionnaires de patrimoine à Toulouse, ou de la sélection 2026. Chaque fiche donne déjà le numéro ORIAS, le mode de rémunération déclaré et les avis publics.

Questions fréquentes

Faut-il poser ces questions dès le premier rendez-vous ?

Les questions sur le statut et la rémunération, oui. Elles prennent cinq minutes et évitent de perdre du temps. Les questions sur la méthode et le suivi peuvent attendre la proposition écrite.

Un conseiller peut-il refuser de répondre ?

Il peut ne pas avoir la réponse tout de suite. Il ne peut pas refuser de vous dire comment il est rémunéré, c'est une obligation réglementaire. Un refus sur ce point suffit à passer au cabinet suivant.

Faut-il obtenir les réponses par écrit ?

Pour la rémunération et le périmètre de la mission, oui. Ces deux points doivent figurer dans le document d'entrée en relation et dans la lettre de mission.

À lire aussi